Une étude surprenante sur le sport et le sommeil
Des chercheurs ont réuni 88 jeunes adultes en bonne santé afin d’examiner l’interaction entre l’activité physique pratiquée en soirée et la capacité de mémorisation. Les participants ont été répartis en quatre groupes distincts selon deux variables : la durée du sommeil (8,5 h ou 4,5 h) et la présence ou l’absence d’une séance d’entraînement avant le coucher.
Le protocole expérimental
Chaque sujet a d’abord dû associer 80 visages à des noms, tâche de mémorisation intensive. Deux groupes ont ensuite effectué 30 minutes de vélo d’appartement, précédées d’un échauffement de cinq minutes et suivies d’une période de récupération identique. Les deux autres groupes sont restés assis tranquillement pendant 40 minutes. Pendant la nuit, les scientifiques ont enregistré les ondes cérébrales, le rythme cardiaque et les mouvements oculaires afin de caractériser les phases de sommeil.
Évaluation de la rétention
Au réveil, on a proposé aux participants de lier 120 paires nom‑visage : les 80 apprises la veille et 40 nouvelles. Les performances ont été comparées aux résultats obtenus immédiatement après l’apprentissage, avant le sommeil.
Résultats inattendus
Juste après l’apprentissage, les quatre groupes ont affiché des scores similaires, ce qui indique que l’exercice n’a pas influencé la mémorisation initiale. Cependant, au matin, les deux groupes ayant pratiqué une activité physique avant de dormir ont obtenu des résultats statistiquement équivalents à ceux des participants qui avaient bénéficié de 8,5 h de sommeil ininterrompu. En d’autres termes, la séance d’entraînement a permis de consolider les souvenirs de façon comparable à une longue nuit réparatrice.
Une analyse plus fine a révélé que les individus naturellement enclins à passer davantage de temps en sommeil profond ont tiré un avantage supplémentaire de l’exercice, renforçant encore davantage la rétention des informations.
Implications et perspectives
Si ces observations se confirment dans des études plus larges et diversifiées, on pourrait envisager de recommander une courte séance de sport le soir comme stratégie simple pour contrer les pertes de mémoire liées à un sommeil insuffisant. Cette approche pourrait s’avérer particulièrement utile pour les étudiants, les professionnels soumis à des horaires contraints ou toute personne souhaitant optimiser ses performances cognitives sans allonger la durée du repos nocturne.
En attendant de nouvelles confirmations, il apparaît déjà que l’alliance du mouvement et du repos nocturne constitue un duo prometteur pour la santé du cerveau.
Source: https://scientias.nl/avondje-sporten-ook-gunstig-voor-geheugen-zo-werkt-dat/